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14 Avril 2017
Ce jeudi soir avec le fiston direction Parc OL pour le quart de finale de l’Europa League entre l’OL et Beksitas. Notre premier quart de finale depuis l’ère Juninho nous attend.
Porte S, bloc 433, rang 7 nos places 138 et 139 nous attendent.
Après avoir sympathisé dans la navette avec des supporters de Galatasaray et Fenerbarce qui nous ont explique l’appui total de la diaspora turque à leurs équipes, on atteint l’enceinte lyonnais.
Et là c’est rapidement le choc. Ce n’est plus Lyon,Décines ou ce que vous voulez... c’est Istanbul.
Au début c’est gentillet mais à 19h non loin du virage nord on entend au loin les premiers jets de lacrymogènes de la police. Nous filons dare-dare vers la porte S.
Des ultras de Bekistas rompent les files. Certains ont bonnets visés sur la tête et écharpes autour du cou. Bref, ils ne sont pas là pour faire joujou.
C’était sympathique quand nous avions atteint l’esplanade, cela n’est plus du tout.
Par chance on rentre dans le stade avant que cela dégénère.
On s’attendaient à un afflux de stambouliotes, le 3e étage de la tribune est c’est le « Vodafone Arena » de Beksistas à 99% . Les jeunes qui sont autour de nous, ne comprennent absolument pas le Français.
Ce sont des « indépendants » supporters de Besiktas
L’ambiance est mise d’entrée à chaque « Lyonnais » des Bad Gones, c’est une flopée de sifflets et d’injures qui descendent du 3ème étage. On est scotché ; Couvrir les vociférations les Bad Gones, c’est du jamais vu au Parc OL.
Dehors cela ne s’est pas calmé. Les effluves des lacrymogènes arrivent jusqu’à nos narines.
Puis c’est la guerilla !
Les bombes agricoles et les engins pyrotechniques sont balancés du 3è étage direction le kop sud. C’est du grand n’importe quoi qui suivra.
Charge des uns, répliques des autres. Bref ce n’est plus le parc OL , c’est un simili « Heysel ». Des bagarres éclatent au milieu de familles venus goûter aux joies du football en une douce soirée printanière. Des jeunes supporters lyonnais coincés envahissent la pelouse. Un engin pyrotechnique parti du haut de notre tribune atterrit non loin de nos places. Trop c’est trop, ce quart de finale s’arrête là pour nous. Le football ce n'est pas cela.
Demeure quelques questions.
A l’entrée du stade, nous avons été palpés bien mieux que d’habitude, comment se fait-il que des bombes agricoles et engins pyrotechniques aient pu franchir ces palpations ?
Comment se fait-il que , des supporters lyonnais aient été noyés dans une masse turque au 3è étage?
Est-ce que vous croyez qu’il y aurait eu une telle masse de supporters lyonnais au Vodafone Arena sans que les autorités turques et les dirigeants du Besiktas n’aient pris des mesures ?
Ce jeudi soir c'était nul, la police était en sous-capacité, les stadiers débordés.
Le football n’était pas l’honneur. Heureusement pour tous qu’il n’y a pas eu de mort. Pour m’être trouvé dans la foule, cela n’est pas passé loin, une bombe agricole est tombé au milieu d’être humains.
Qu’attends l’UEFA pour sévir ? Peut-être un nouveau Heysel !
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